Next Future logo

"La grande solitude des progressistes"

Les résultats officiels du premier tour de la première phase des législatives égyptiennes seront annoncés ce soir mais on sait d'ores et déjà qu'ils seront mauvais pour ce que l'on appelle les progressistes, une nébuleuse qui englobe les partis de gauche et du centre, opposés aussi bien aux islamistes qu'aux "fouloul", le terme qui désigne les anciens du PND (parti national démocratique), la formation au pouvoir sous Moubarak, qui se présentent sous une multitude d'étiquettes.

Le Bloc égyptien, la principale coalition progressiste n'arrive qu'en troisième position, loin derrière les Frères musulmans, crédités d'environ 40% des voix et les Salafistes, une déclinaison ultra-rigoriste de l'Islam, qui devrait rafler 20% des suffrages. La révolution continue, une coalition de petits partis pro-révolution, créés dans la foulée de la chute de Hosni Moubarak, écope d'un score encore plus mauvais. Parmi les échecs les plus symboliques, on peut relever :

- la défaite au premier tour de Gamila Ismaïl : dans la circonscription de Kasr El-Nil, qui englobe pourtant des quartiers huppés comme Zamalek et Garden City, cette ancienne présentatrice de télévision, soutenue par le parti libéral Al-Ghad et par le mouvement du 6 avril, l'un des piliers du soulèvement de la place Tahrir, n'arrive qu'en troisième position.

(...)

Para continuar a ler o artigo de Benjamin Barthe no Le Monde, basta clicar aqui, e aqui para a fonte da imagem.